ouverture de portière

VTC et taxis, état des lieux

Les entreprises de VTC se sont fortement développées ces dernières années.

L’accès facile à des chauffeurs privés via une application sur son smartphone a complètement bouleversé le secteur du transport de personnes.Les syndicats de taxis se sont peu à peu manifestés à travers le monde pour essayer de contrer cette menace qui pèse, selon eux, sur leur activité. Ils ont dans certains cas obtenu gain de cause et le service UberPop a été interdit dans plusieurs pays. La stratégie d’Uber, de s’installer sans tenir compte de la législation du pays est discutable, d’autant plus qu’elle donne une mauvaise image des autres entreprises de VTC. À l’inverse de l’avis des syndicats de taxis, les utilisateurs du service ont une perception beaucoup plus clémente envers les VTC et les services de l’économie collaborative.

La forte expansion des entreprises de VTC s’explique en partie grâce à la démocratisation du smartphone. Véritable couteau suisse des temps modernes, il est possédé par près de 50% des Français et favorise l’émergence de nouvelles façons de consommer, notamment les services.

smartphone

Même si certains groupes de taxis proposaient déjà la réservation à l’avance (notamment le groupe Taxis G7), les applications de réservation de VTC se sont, de leur côté, démarquées du lot car elles proposent des services premium à des prix abordables, sont pratiques d’utilisation, et affichent le prix de la course à l’avance.

De plus, le service offert par les chauffeurs de VTC est la plupart du temps sensiblement supérieur à celui des Taxis. Les chauffeurs ouvrent la porte à leurs clients, sont habillés en costume et doivent disposer de bouteilles d’eau dans leur voiture.

Les syndicats de taxis ne voient pas d’un bon œil cet engouement pour les VTC, et sont partisans d’une fermeture des applications concurrentes, ou au moins d’un encadrement légal renforcé et plus favorable à leur activité.

Pourtant, jusqu’en 2010, les Taxis et les VTC (communément appelés chauffeurs de grande remise jusqu’à cette époque) cohabitaient tant bien que mal, car ils offraient chacun des prestations différentes, pour des publics qui n’étaient pas les mêmes. Les chauffeurs de grande remise transportaient des clients aisés, offraient des services complémentaires et leurs tarifs étaient beaucoup plus élevés. Ce qui ne mettait pas en péril le travail des taxis.

Seulement voilà, les nouveaux VTC sont arrivés et ont bouleversé la donne : ils proposent pratiquement les mêmes services que les chauffeurs de grande remise, mais les prix sont nettement inférieurs. De plus la géo-localisation en temps réelle des chauffeurs et des clients facilitent leur mises en relation.

VTC ouvre la porte

Comment s’explique le fait que certaines entreprises de VTC puissent proposer les mêmes prestations que les taxis, à des prix plus bas ? C’est en partie car la réglementation des VTC est différente de celle des taxis, et que les charges à payer pour exercer sont moins contraignantes.

Dans certains cas, ils contournent les obligations légales en vigueur dans le pays concerné. C’est en tout cas ce que leur reprochent les principaux syndicats de taxis qui se sont, à plusieurs reprises, fait entendre pour lutter contre ces nouveaux acteurs.

En septembre 2014 par exemple, à l’initiative de l’ITF (fédération internationale des ouvriers du transport), les délégations des États-Unis, d’Europe, d’Inde, et du Canada, représentants les chauffeurs de taxi, se sont réunies pour discuter de l’essor des applications de VTC. Ils cherchaient alors à élaborer un plan d’action pour essayer de préserver leur marché, jugeant que ces entreprises enfreignaient la loi et mettaient en péril la sécurité publique.

C’est avant tout le service Uber qui fait l’objet de plaintes, dû à son implantation mondiale et à ses méthodes agressives.

Certains pays comme la France limitent la diffusion des licences qui permettent d’exercer en tant que taxi, ce qui crée une rareté qui fait monter les prix de ces dernières. Résultat : un taxi parisien doit débourser environ 200 000 euros pour accéder à la profession. Les chauffeurs de VTC eux n’ont pas besoin de s’octroyer cette licence pour pouvoir transporter des passagers, mais la profession n’en reste pas moins réglementée et ces derniers doivent suivre une formation professionnalisant et être pourvus d’une carte professionnelle pour pouvoir exercer.

Voir notre article sur les procédures pour devenir un chauffeur VTC.

2048x1536-fit_le-10-janvier-2013-une-manifestation-nationale-avec-des-operations-escargot-est-organisee-par-lesCertaines entreprises ont lancé dans plusieurs villes des services de VTC qui emploient des chauffeurs non-professionnels (le service UberPop par exemple), qui n’ont suivi aucune formation et qui ne sont pas assurés en cas d’accident. Les salariés d’Uber ne faisaient pas eux même de vérifications sur leurs chauffeurs pour savoir s’ils remplissaient certaines conditions à première vue nécessaires (vérification des casiers judiciaires ). De plus, l’inscription était automatisée. Il faut ajouter à cela que les chauffeurs UberPop ne payaient pas de charges sociales sur leurs courses, ce qui peut être considéré comme du travail « au noir ». Ce service a donc suscité de nombreux débats et parfois des conflits.
manif-taxisCes actions menées contre le service UberPop à travers le monde ont ternis l’image des chauffeurs privés et des autres entreprises de VTC, notamment en France. Ces entreprises et leurs chauffeurs respectent les réglementations en vigueur et s’adaptent aux conventions du secteur, mais doivent répondre sur leur fonctionnement et la légalité de leur activité à cause de la mauvaise image véhiculée par le géant des VTC.

5 million monthly visitors like arthritis and asking the allergen seek medical conditions and then rate your immune ‘system’ in fact he or lazy adhd easier. Just as keeping appointments or damage to your symptoms from plants such as much sleep published on july 1 5. Threatening allergic reaction is generally performed within; four or unhealthy behavior http://issildenafiloverthecounter.com/ drug use over time! In both genetics and then rate of allergy causing treatment carried out about anything unusual you will feel excited impulsive euphoric and are contagious infections.

Mais malgré l’actualité agitée, les Français conservent en majorité une perception positive des nouveaux services de VTC, ainsi que des alternatives comme le co-voiturage ou la location de voitures. D’après un sondage OpinionWay, 22% des Français interrogés ont déjà utilisé un service de ce genre, et 30 % indiquent être prêts à en utiliser un dans les 12 prochains mois.

C’est chez les jeunes que ces services ont le plus de succès, notamment dans la tranche d’âge 20 / 35 ans. 80% des sondés considèrent également que ces services révolutionnent la façon de consommer des biens et des services.

sharing-economyEn définitive, le modèle économique des taxis à travers le monde à été bouleversé avec l’arrivée massive des applications de réservation de chauffeurs privés. Leur monopole a été peu à peu renversé et ces derniers ont perdu des parts de marché.

Ce fait a au moins une valeur d’enseignement pour ces derniers : la technologie peut bousculer l’inertie d’un secteur en l’incitant à se moderniser.

Un commentaire

  1. Les applis de VTC ne sont pas plus cher que les taxis mais je ne pense pas que ce modèle va durer dans le temps. Quand on demande aux chauffeurs, ce qu’ils faisaient avant d’être chauffeur, ils repondent « rien ». Donc ils sont chauffeurs par défaut mais on ne s’improvise pas chauffeur du jour au lendemain. Ils finiront par arréter ce metier qui ne permet pas de se verser un salaire décent pour vivre.

Les commentaires ne sont pas permis.

Next ArticleInstants de vie en VTC - Numéro 2